TRINITÉ

TRINITÉ, retable de Boulbon de la collégiale saint Agricol, Avignon XVIe siècle (musée du Louvre)

 

Jésus le Christ ressuscité sort de son tombeau portant encore la couronne d'épines sur son front, d'une blancheur encore cadavérique tandis que Dieu son père apparait dans une fenêtre sur la gauche et le regarde avec une grande compassion. La colombe de l'Esprit, née de leurs souffles entre leurs bouches, fait le lien entre le père et le fils unis par les rayons d'or qui matérialisent le mystère de la Trinité. Les trois auréoles dorées renforcent cette unité et la croyance en ce dogme de la Trinité est confirmée par l'inscription en latin "telle est notre foi".


PENTECÔTE

LA PENTECÔTE, retable de l'église de Kalkar, Allemagne, XVIe siècle

 

Marie est assise au centre, dans une attitude modeste, les yeux baissés sur son livre, entourée des douze apôtres, tous en prière et recueillis, Pierre et jean occupant le premier plan de cet espace clos. La colombe de l'Esprit envoie ses rayons sur chacun d'eux sous forme d'une flamme au-dessus de leurs têtes. On sent le silence qui règne, l'intensité du moment, la concentration des personnages plongés dans leur vie intérieure, la foi qui les habite. Cet évènement extraordinaire, l'Esprit qui repose sur eux, est traduit par le peintre flamand avec toute la retenue et la réserve septentrionale qui intériorise l'émotion tout en nous la faisant partager.


RÉSURRECTION

RÉSURRECTION, retable d'Issenheim, Mathias Grünevald, XVIe siècle

 

Le Christ auréolé de lumière, projeté hors de son linceul, s'élève au-dessus de son tombeau montrant les stigmates sur les paumes de ses mains.

 

Figure dynamique de l'espérance après la douleur de la crucifixion, sa tête irradie au centre d'un halo lumineux où les traits de son visage se fondent mais son regard reste fixé sur nous.

 

La Résurrection représentée dans la tradition occidentale comme la victoire de la lumière divine sur les ténèbres de la mort.


ANASTASIS

ANASTASIS (en grec : remontée) fresque de l'église Saint Sauveur in Chora, XIVe siècle, Istanbul

 

Le Christ ressuscité, dans son lumineux vêtement blanc entouré d'étoiles, descend aux enfers dont il a brisé les portes pour tirer Adam et Eve de leurs tombeaux, entourés des justes qui sont en attente.

 

Il les empoigne vigoureusement par le poignet pour les délivrer et les emmener auprès de son père. C'est ainsi que la tradition religieuse byzantine représentait la Résurrection, l'Anastasis témoigne du salut apporté par la mort et la Résurrection de Jésus. Le regard du Christ tourné vers nous invite à entrer dans le Mystère.

Articles rédigés par Catherine Puget,

Déléguée diocésaine pour l'Art Sacré, diocèse de Quimper et Léon