Le 20 mai 2025 a eu lieu le 1700e anniversaire de l’ouverture du premier concile œcuménique, celui de Nicée en 325. A cette occasion, redécouvrons son symbole.
QUELQUES POINTS DE REPÈRES...
Un concile est une assemblée d’évêques qui discutent et délibèrent sur des questions dogmatiques et de discipline dans l’Église. Cette année 2025 est celle du 1700ème anniversaire du concile de Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie).
UN PEU D'HISTOIRE
Le concile de Nicée s’est tenu du 20 mai au 25 juillet 325. Il est considéré comme le premier concile œcuménique, c’est-à-dire universel pour lequel sont invités
tous les évêques. Il a rassemblé entre 250 et 300 évêques venus de
toutes les provinces de l’Empire romain mais en majorité orientaux. Le concile de Nicée est convoqué par l’empereur romain Constantin et non par le pape comme cela sera le cas
jusqu’au 12ème siècle. Constantin convoque le concile de Nicée principalement pour résoudre la crise provoquée par l'arianisme, une doctrine chrétienne qui conteste la pleine divinité de Jésus
Christ. L'arianisme, prôné par le prêtre d’Alexandrie Arius (256-336), soutient que Jésus est une
créature subordonnée à Dieu le Père, et non de la même nature divine. Cette controverse théologique divise alors profondément l'Église et Constantin craint qu’elle ne menace l'unité et la
stabilité politique de l'Empire. Le concile élabore une confession de foi qui s’oppose aux thèses d’Arius et affirme la divinité pleine et entière de Jésus Christ par le
terme de consubstantiel au Père (en grec homoousios, de homos, même et ousia, substance, nature). Il est adopté par tous les évêques, à l’exception d’Arius lui-même et de deux de ses
partisans. Ces derniers sont anathématisés, c'est-à-dire condamnés pour hérésie et excommuniés de la communauté de foi. Cependant, la crise arienne
n’est pas encore terminée et il faut attendre le concile de Constantinople (381) pour que le conflit s’apaise. L'arianisme survit en Occident jusqu'au VIIème siècle.
La confession de foi établie par le concile de Nicée a été complétée au concile de Constantinople en 381 par l’affirmation de la divinité de l’Esprit et est devenue le "Symbole de
Nicée-Constantinople" ou Credo que nous
récitons aujourd’hui.
Pourquoi le Credo est-il aussi appelé «Symbole» ?
Deux versions du Credo existent : le Symbole des Apôtres et le Symbole de Nicée-Constantinople. Le mot «symbole» vient d’un verbe grec ancien qui signifie «mettre ensemble». Il désignait un objet
brisé en deux qui était ensuite partagé entre deux partenaires et qui servait de signe de reconnaissance.
Le "symbole de la foi" est donc un signe de reconnaissance et de communion entre les croyants.
Chanter le credo de Nicée- Constantinople
Une version chantée du symbole de Nicée-Constantinople a été écrite par Guillaume Marionnaud et publiée par les éditions Jubilus-Voix nouvelles.
L’équipe musique de la Conférence des Évêques de France en a réalisé plusieurs enregistrements disponibles à l’écoute :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen
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