Mémoire du Cœur Immaculé de Marie

Dans le calendrier liturgique, la mémoire du Cœur Immaculé de Marie est célébrée le lendemain de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus. Cette proximité n’est pas seulement chronologique : elle manifeste un profond lien spirituel et théologique entre le Cœur du Christ et celui de sa Mère.

L'enchainement liturgique de ces deux fêtes manifeste la communion parfaite entre le Fils rédempteur et sa mère, associée à son œuvre de Salut dans l'amour et la compassion. Marie conduit toujours au Christ. 

  

Cette dévotion récente, formulée par saint Jean Eudes au XVIIe siècle et liée aux apparitions de Marie à Fatima (1917), la célébration est étendue à toute l’Église par Pie XII  en 1944.

 

Saint Jean-Paul II écrit dans son Encyclique Redemptoris Mater (§ 48) en se référant à la spiritualité de  saint Louis-Marie Grignion de Montfort que la Consécration au Christ par les mains de Marie est un « moyen efficace de vivre fidèlement les promesses du baptême. »


Célébration et liturgie de la fête du Cœur immaculé de Marie

 

La fête du Cœur immaculé de Marie est élevée au rang de mémoire liturgique. La célébration de la messe rend ainsi gloire à Marie à travers les prières, et notamment la préface eucharistique qui nous révèle la nature de son Cœur immaculé :

“Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ; un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ; un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ; un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir à l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.”

L’évangile du jour (Lc 2, 41-51) est celui de Jésus perdu et retrouvé au temple, passage qui nous révèle aussi le cœur de Marie, modèle de foi et de confiance en Dieu ! On lit dans ce passage de l’évangile de Luc comment Marie a cherché et suivi Jésus, et comment, après l’avoir retrouvé, elle “gardait et méditait tous ces événements dans son cœur”. Marie se tenait dans une disposition de cœur humble et docile, accueillant le projet de Dieu dans sa vie, quels que soient les événements. 

 

Source : https://hozana.org