Le Psaume et le Psalmiste


Le psaume responsorial.

 

Le chant du psaume suit la première lecture et y répond. Il est appelé psaume responsorial. Parce qu’aussi bien que les lectures, il contient la Parole de Dieu, il n’est pas permis de le remplacer par un texte non biblique.

 

l’Eglise a choisi habituellement pour l’Evangile et la première lecture des textes qui se répondaient. Dans les 150 psaumes réunis dans la Bible, tout ce qui a fait la vie d’Israël est repris et commenté. Tous les psaumes sont le fruit de la méditation du peuple sur son alliance avec Dieu. La liturgie a choisi en conséquence le psaume du jour en fonction de la première lecture, mais aussi puisqu’elles se répondent, de la lecture de l’Evangile. Ainsi placé, il peut remplir quatre fonctions :

 

- mettre en valeur la Parole de l’Ancien Testament

- en nous la répétant sous une autre forme, nous permettre de la méditer,

- dans la prière, suggérer déjà notre réponse,

- enfin nous préparer à accueillir l’Evangile dans toute sa nouveauté.

 

Parfois les fidèles disent : « Cette page d’Evangile, je la connais depuis longtemps ». C’est vraisemblable. Et pourtant nous lisons en Isaïe 55,10-11 : « De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission. »

 

Dieu respecte la liberté des hommes. A chaque fidèle de donner sa chance à la Parole. Pour l’entendre vraiment, pour qu’elle agisse en lui, il doit la ruminer, la disséquer, l’analyser, la méditer et la faire sienne. Enfin il se pose la question : « Que me dit à moi, aujourd’hui, cette Parole ? »

Puisse le psaume aider à ce travail d’intériorisation ! Aussi, puisque nous sommes lents à comprendre, prenons le temps de le chanter, ce psaume. N’ayons pas peur d’allonger la prière, d’étirer les silences, d’alterner les strophes et les refrains proposés.

 

Goûtons ces méditations vieilles de plus de deux millénaires ! Qu’à l’instar des liturgies orientales, le temps reste suspendu !

 

La prière n’est-elle pas, comme un pied posé dans l’éternité ?

 

PGMR n° 61 : « Il importe que le psaume responsorial soit chanté, au moins pour ce qui est de la réponse du peuple. Ainsi le psalmiste, ou chantre du psaume, prononce les versets du psaume depuis l’ambon ou un autre endroit approprié, toute l’assemblée écoutant assise, et participant habituellement par le refrain, à moins que le psaume ne soit donné d’une autre manière, c’est-à-dire sans refrain. […] Si le psaume ne peut être chanté, on le récite de la manière la plus apte à favoriser la méditation de la parole de Dieu. »

 

Le psaume n'est pas une lecture de plus entre deux autres lectures !

Il est plutôt du domaine du " lyrique "; d'autre part, il est Parole de Dieu : deux raisons pour ne pas le galvauder ! 
Il y a - au moins - trois manières d'exécuter le psaume :


- 
Le psalmiste
 dit (sur un ton poétique, différent de celui des lectures) le psaume (éventuellement sur un fond musical discret).

 


- 
Le psalmiste
 chante ou dit les strophes, et l'assemblée lui répond par un refrain, également chanté ou dit.
- L'assemblée peut, plus simplement, reprendre la dernière ligne de chaque strophe (Et si le texte s'y prête, évidemment).
- L'assemblée chante intégralement ou en alternance le psaume sur une psalmodie connue.


Voici quelques documents qui vous permettrons d'approfondir votre formation sur le chant du psaume, durant la liturgie de la Parole.


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Le Psaume Responsorial
Michel Steinmetz
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La Mise en oeuvre des psaumes
Session Laudate 2011 - Union Ste Cécile
Mise en oeuvre des psaumes.pdf
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